Les Cocottes de Christian Constant
Christian Constant je l'ai découvert à la télévision avc les émissions animés par Jean-Luc Petitrenaud sur La Cinquième : Carte postale gourmande. Nouvellement baptisée Les Escapades de Petitrenaud.
J'adorais regarder cette émission le dimanche matin quand j'étais en France. Ce qui me touchait le plus c'était son fort accent du sud-ouest. Il est difficle de garder un accent quand on a quitté la région dans laquelle on l'a chopé. Je me disais que ce chef devait vraiment être passioné par sa région pour l'avoir conserver aussi longtemps. J'aimais aussi beaucoup sa façon de parler du Terroir, et par beaucoup d'aspects il me rapelle mon père qui ne jure que par le Terroir. N'allez surtout pas parler de cuisine moléculaire à mon père.
Je m'étais toujours promise d'essayer un de ces restaurants lorsque j'en aurais l'occasion. Ces vacances en France, me l'ont enfin permis.
Notre hôtel était dans le 16ème, à seulement deux stations de métro des Cocottes. Le restaurant ne prend pas les réservations. Ni une, ni deux, on a sauté dans le métro et on s'est retrouvé assis au bar. Juste avant d'entrer j'ai pu apercevoir Christain Constant franchir la porte du restaurant, et ça c'est toujours bon signe, non ?
J'aime être assise au bar parce qu'on peut y voir un peu l'envers du décor d'un restaurant. Ce jour-là une nouvelle serveuse (certainement son premier jour) se faisait reprendre pour des serveurs plus expérimentés. Ils lui en faisaient voir de toutes les couleurs en lui donnant des consignes et lui faisaient les répéter dans la minute qui suivait pour savoir si elle était attentive.
Autant vous dire qu'elle en a bavé.
Nous par contre, nous étions vraiment détentus. Comme le nom du restaurant l'indique, la plupart des plats sont servis dans des cocottes. Des marmittes en fonte, ici fournies par Staub.
Nous avons commencé par une assiette de pâté de campagne et des ravioles de langoustines. L'émulsion sur les ravioles avait un petit gout de fromage. Rien de trop fort, car ce qui primait avant tout, c'était les langoustines. Petites, roses, fraîches, j'avais l'impression de les réveiller doucement avec ma cuillère. J'ai beaucoup aimé cette entrée.
La suite a été tout aussi bonne. Une cocotte avec un sauté de veau et penne aux câpres et olives. Puis une autre cocotte avec des pommes de terre fourrées au pied de cochon. Ce plat est sans doute un des meilleurs de la carte. Le sauté de veau tenait la route, mais il n'avait pas ce "whoouuaa" que l'on peut faire après une bouchée de pommes de terre/pieds de cochon. De plus la forme de la cocotte et sa profondeur, rendait quasi impossible le tranchage du veau avec mon couteau. Pour bien faire il aurait fallu que le plat soit plus bas.
On a fini par un petit café avec sa cuillère Poilâne.
Les Cocottes sont géniales pour le concept de non réservation. Manger au comptoir est sans doute la meilleure expérience. J'en ferais bien ma cantine... Sauf que ça reste une adresse haut de gamme, dans un quartier qui l'est tout autant (7ème arrondissement). Les entrées sont fixées entre 8 et 15 euros, les plats sont entre 15 et 25 euros. Je pourrais comparer l'adresse avec Bar Boulud à New York. Un menu simple mais savoureux, dans une ambiance détendue mais élégante.
Les Cocottes
135, rue St.Dominique dans le 7ème arrondissement
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 17h. Pas de réservations.

